En octobre 2026, Dakar accueille les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Pour la première fois, l’événement olympique se tient sur le sol africain. L’ASPHA a choisi d’ouvrir la marche : trois jours plus tôt, la première Agora réunira au CICAD ceux qui décident de la santé publique du continent.
Ce n’est pas un sommet de plus. C’est une tentative délibérée d’utiliser une fenêtre d’attention mondiale pour faire avancer un dossier qui, d’ordinaire, n’intéresse personne en dehors des spécialistes.
Pourquoi Dakar, pourquoi maintenant
Le choix du lieu et de la date répond à une logique d’opportunité. Quand les JOJ s’installent à Dakar, les médias panafricains et internationaux braquent leurs projecteurs sur le sport africain, les délégations officielles se déplacent, les budgets de communication se libèrent.
Tenir l’Agora à ce moment précis, c’est s’assurer que la parole sur le sport comme levier de santé publique soit portée devant ceux qui arbitrent les budgets — et non devant une salle de convaincus.
Les sessions se tiennent au Centre International de Conférences Abdou Diouf, complétées par des démonstrations au Stade Abdoulaye Wade.
Trois journées, une progression
Le programme n’est pas une juxtaposition de tables rondes : chaque journée prépare la suivante.
- Jour 1 — Sport & santé publique. Plénières sur le sport comme levier de prévention des MNT, ateliers sur l’intégration de l’activité physique dans les politiques de santé, et démonstration de lutte sénégalaise au Stade Abdoulaye Wade. La journée pose le socle sanitaire.
- Jour 2 — Synergies santé-économie. Panels sur l’investissement, le tourisme sportif et l’innovation, pitchs de start-ups africaines, financement par partenariats public-privé. La journée connecte capital et santé.
- Jour 3 — Vision panafricaine & action. Table ronde avec l’Union Africaine et le CIO, signature d’accords et de la feuille de route continentale, puis soirée culturelle sénégalaise. La journée transforme les échanges en engagements.
La démonstration de lutte n’est pas un intermède
Programmer la lutte sénégalaise au premier jour est un choix de fond. Le sport traditionnel africain est un patrimoine, mais c’est aussi une pratique physique de masse, populaire et déjà ancrée. Toute politique de prévention qui l’ignore se prive de son meilleur point d’appui culturel.
Non pas un sommet de plus, mais le carrefour de l’action où ministres, directeurs de la santé publique, athlètes, chercheurs et start-ups co-écrivent l’héritage sanitaire des JOJ.
Agora Dakar 2026

Le format hybride est un choix politique
500 personnes au CICAD, plus de 50 000 en streaming : le rapport entre les deux chiffres dit l’intention. Un sommet à 500 places est un sommet d’initiés ; l’ouverture en ligne est ce qui permet à un étudiant en santé publique de Kinshasa ou à un éducateur sportif de Nouakchott d’y assister.
Pour une association qui revendique le panafricanisme et l’inclusion parmi ses valeurs, le coût du billet d’avion ne peut pas être le filtre d’entrée au débat.
Ce que l’Agora doit produire
Les livrables sont posés avant l’événement, ce qui est la meilleure garantie contre le sommet décoratif :
- L’adoption d’une feuille de route panafricaine intégrant le sport dans les stratégies de santé publique
- La signature d’accords public-privé pour financer des projets pilotes — dont des centres communautaires sport-santé
- Le lancement de campagnes continentales promouvant l’activité physique comme pilier de santé
- Au moins trois projets pilotes après l’événement, par exemple des programmes scolaires intégrant le sport
Les indicateurs de succès sont eux aussi publics : 100 000 interactions autour de #HealthThroughSport, un minimum de 5 millions de dollars d’investissements annoncés, 80 % de retours positifs à l’enquête post-événement et une couverture dans au moins dix médias panafricains ou internationaux.
Comment y participer
Les inscriptions sont ouvertes, en présentiel comme en ligne, pour les professionnels de santé, décideurs politiques, athlètes, entrepreneurs et chercheurs. Les organisations peuvent également s’associer à l’événement via l’un des trois niveaux de partenariat.
Rendez-vous à Dakar, du 25 au 27 octobre 2026.